CR Villes2.0 FingCamp

Mots-clés : Usagers, acteurs, usages, layer, multicouches, égocentrée, informations, moi-collectif, FSU, services, décloisonner, durable, numérique, mutualisation, API, DataBase, partage, composite, Vélib, complexe, appareillage, familiarités, proximités, mobilité, innovation, plaisir, liberté, téléphone mobile, devices, panneaux, affichage, composite, propriété, géolocalisé, partage, appropriation, expérience, culturel, public/privé, participation, démocratie, consultation, organisation, auto-organisation, intervention

Suite à une courte introduction de Thierry Marcou, de nombreux questionnements sont levés :

  • Réflexion autour de l’économie sociale et solidaire. La Région IDF est extrêmement hétérogène. Par exemple, dans le cas des Vélib, il y a une cassure entre Paris et la Région. Il y a des choses très novatrices sur Paris, mais que l’on ne retrouve pas en banlieue. Ca demande de la solidarité entre Paris et sa Région. Par exemple je veux me « balader » en banlieue, le Vélib n’existe pas hors Paris. Comment assurer cette continuité ? Quels sont les lieux d’échange sur ces sujets ?
  • L'exemple de la ville de Luxembourg. Cette ville génère énormément d'emploi, mais n'a plus assez d'espace pour accueillir tous ces travailleurs. Le prix des loyers intra-muros a exploser et se développe un périphérie très lointaine, débordant sur les pays limitrophes. Cet étalement urbain apporte un lot de problèmes. Comment penser cette ville en une seule unité? Les habitants utilisent les TIC afin d'échanger des bonnes pratiques. Par exemple, un forum a été mis en place, mais aussi une plate-forme de carsharing et de covoiturage utilisant l'API de Googlemaps. http://www.luxcovoiturage.be/ Les habitants créent eux-mêmes des services là ou les les institutions ne sont pas capables de s’entendre.
On remarque une double pression sur la ville. Par le haut : des entreprises du web qui arrivent dans ce secteur, par le bas par les utilisateurs eux-mêmes. La capacité de réaction des institutions est assez lente, ils n’arrivent pas à répondre « en temps réel ».

Comment la ville peut-elle « redigérer » ces usages. Il faut qu’elle accepte de se faire dépasser.

Il est impossible de compter sur les « villes » pour faire des choses, par exemple les périodes électorales font ralentir les processus. La capacité de réaction des institutions est assez lente, elles n’arrivent pas à répondre « en temps réel ».
Des plate-formes sont proposées comme Ma Résidence http://www.ma-residence.fr Elle permet de créer des espaces de dialogue avec la « ville » de façon modulaire. La plateforme est proposée à des utilisateurs, par exemple ma résidence.fr. On y trouve des espaces de dialogue avec la « ville » de façon modulaire.

On remarque dans le même temps que les sites des Mairies par exemple sont de plus en plus consultés, cette information de proximité a une vraie légitimité. Néanmoins, les sites publics ont beaucoup de responsabilités liées à leur statut, les annonces doivent être vérifiées. Quelle confiance peut-on avoir dans cette information hyperlocale proposée par les citoyens eux-mêmes? Nous arrivons à des problèmes d'infobésité, dans certains arrondissements de Paris, on trouve par exemple de multiple blogs traitant de l'information hyperlocale parfois contradictoire.
Un autre exemple de service autour de la ville et de la mobilité « Partager un Taxi » http://www.partageruntaxi.com/, mais qui n'est malheureusement aujourd'hui pas encore disponible sur mobile.
Comment peut-on mutualiser tous nos petits savoirs-faire ?

Google propose déjà ce service dans certaines villes des Etats-Unis avec Google Transit http://www.google.com/transit L’organisation de ces services est d’une très forte complexité.

Antibe fait une expérience de voiture électrique partagée http://www.citevu.com . La voiture est géolocalisée, il n’y a pas d’infrastructure nécessaire. Il y a aussi le service « caisse commune » http://www.caisse-commune.com/

Comment vider la rue de ce qui est privé ? Il faut travailler sur la propriété publique ou partagée. Culturellement c’est difficile mais il y a de multiples solutions. Par exemple, il y a des problèmes de l’information de bout en bout. Les Mairies ont-elles à jouer un rôle dans cette question ?

Il faut lier cette question à la démocratie participative. Dans les consultations publiques on voit qu’il y a beaucoup de questions autour du transport.

Le projet d’Ecozac (http://www.ecoz.ouvaton.org/) est très intéressant les adhérents de l’association se sont auto-organisés et se sont invités dans le processus de consultation, ils ont contacté les élus, les ont amenés en voyage dans des écoquartiers européens, et ont fait du lobbying « par le bas ». Ils ont réussi à inverser les discussions.

La ville est saisie au niveau hyperlocal, il y a une nouvelle granularité de la ville, avec une nouvelle échelle d’intervention.

On réfléchit sur un modèle « très » Français : mettre en place des structures très lourdes pour régler des problèmes du quotidien. La culture du numérique, c’est le système D, elle permet avec peu de moyen de résoudre de gros problèmes, par exemple des taxis brousse d’Afrique.

Cette idée de bricolage est très intéressante, les grandes entreprises commencent à se l’approprier, mais il y a des freins pour les collectivités.

Des choses se mettent en place « contre » l’histoire, par exemple sur la propriété privée, avec les Vélibs, mais aussi sur la notion de l’espace et de l’espace partagé.


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