8. De la cartographie interactive à l’accessibilité dans la ville
La thématique de cet atelier était d’imaginer les données et les services à mettre en place pour rendre une ville plus accessible.
Les premières choses à identifier sont les données à récolter pour proposer des services.
La collecte des données liées à l’accessibilité nécessite énormément d'informations. Par exemple, la qualité des trottoirs signifie connaître son type de revêtement (pavés, bitumes, sables), sa taille, sa hauteur, la rugosité de ses rampes d’accès, etc.
Cela implique une densité de l’information plus forte.
Lorsque l’on parle d’accessibilité, on ne parle pas seulement de personnes en fauteuil roulant, mais aussi de personnes avec de gros bagages, avec des poussettes, ou encore en béquilles.
Données
Pour une station :
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Données sur les ascenseurs : position géographique, position dans une station, état de marche en temps réel
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Ces données ne sont pas ouvertes
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Elles sont stockées dans différentes bases – difficulté de lier les deux informations. Par exemple, quelle position dans un espace dessert tel ascenseur.
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L’information est accessible via un service téléphonique dédié (donne et remonte des informations)
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Escaliers mécaniques
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Où sont situés les appareils dédiés aux déficients visuels
Pour un bus :
Ces données présentent une couche d’information supplémentaire qui pourrait être par exemple ajoutée au site de la RATP (limite du papier).
En terme de récupération de données, il est suggéré d’organiser des micros mapping des stations et des gares.
Un exemple de récupération de données d’accessibilité est le site wheelmap.orgqui permet de définir un lieu et son niveau d’accessibilité (sur une échelle de 1 à 3).
Deux applications (iPhone et Android) sont liées à ce service et permettent de connaître le niveau d’accessibilité d’un lieu et remontrer de l’information.
Ce site alimente les données d’OpenStreetMap
Une autre solution pour remonter de l’information serait d’utiliser des capteurs. Par exemple, il serait possible de détecter le sens de fonctionnement d’un escalator à un moment donné, ou encore l’état de marche d’un ascenseur.
En terme de service, on pourrait imaginer, dans un premier temps, d’ajouter un type de recherche d’itinéraire « accessible » au site de la RATP.
De manière générale, les horaires en temps réel représentent une autre information nécessaire, afin de pouvoir estimer les temps de trajet (sachant qu’ils diffèrent selon le niveau de mobilité de la personne).
L’atelier s’est terminé par un débat plus orienté sur les données. Car les données brutes permettent de recréer des services, et leur ouverture apporterait un foisonnement de nouvelles applications.
Le problème de l’exactitude des données est soulevé. En effet, ces informations doivent être exactes car elles impliquent une certaine responsabilité et de potentiels risques pour l’utilisateur de l’application. Un développeur ne prendra pas forcément les précautions nécessaires. C’est donc au déposant des données de s’assurer de l’exactitude des données, afin de permettre aux développeurs de fournir un service de qualité.
La première des accessibilités dont il faudrait s'occuper c'est celle des données.